Congrès de Marseille - Juin 2016

Vous pouvez trouver sur cette page, des compte-rendus concernant: 

  • Le Contrôle Continu Intégral

  • La Préparation des Doses à Administrer

  • La consommation de médicaments aujourd'hui

  • Une table ronde avec Mme Woronoff et Mme Adenot

  • La dispensation d'articles de contention

  • L'avenir du pharmacien

  • La pédagogie dans l'enseignement supérieur

Atelier sur le Contrôle continu intégral

Qu'est-ce que c'est ?

Le contrôle continu intégral (CCI) correspond à une évaluation progressive au cours de l'année en supprimant les partiels terminaux. Il n'existe alors plus de deuxième session.

Historique : 

Le CCI a été initié par les universités de Strasbourg et Avignon en 2010. Les résultats étaient très bons : l'abandon en licence et le taux d'échec ont considérablement diminué.
L'expérimentation a été retirée car L'UNEF exigeait une deuxième session pour suivre les textes législatifs.

Quelles conditions à mettre en place pour accepter un CCI ?

Le régime spécial d'études (adaptation de l'emploi du temps et des modalités d'examens d'un étudiant en fonction de sa situation : étudiant salarié, élu, sportif de haut niveau ...) doit être mis en place pour tous les étudiants ayant des impératifs extérieurs.

L'Université de Toulouse laisse à ses étudiants en régime spécial le choix entre le CCI ou un CC plus un examen final.

Il existe une session de substitution validante accessible pour les étudiants qui ont eu une moyenne juste (8-9/20) au CCI. Cette session a lieu au mois de juillet ou en août, donc en marge du cursus pédagogique. Il n'y a ainsi aucune perte de cours sur les 12 semaines de cours initiales.

Dans ce cas de figure, on garde l'esprit du CCI car applicable uniquement si on a 8-9/20.

Un calendrier des CC doit être imposé par l'Université.

Où ça en est aujourd'hui ? 

Le CNESER (Conseil National de l'Enseignement Supérieur Et de la Recherche) souhaite mettre en place des expérimentations dans les universités où cela est souhaité et accepté par leur CFVU (Commission de la Formation et de la Vie Universitaire et leur CA (Conseil d'Administration), notamment les Universités de Strasbourg, Brest, Bordeaux, Lyon Avignon. Cette expérimentation devrait permettre de déroger au cadre réglementaire.

Mais attention il faut une modification/ajout de l'arrêté licence validant la possibilité de mise en place des expérimentations. Démarche obligatoire pour répondre à la demande des élus UNEF.

Conférence 

La consommation d’aujourd’hui

 

Introduction

L’ordre souligne que le médicament n’est pas un produit comme les autres. Le pharmacien a à la fois un rôle à tenir dans l’éthique et dans son commerce qu’il doit faire tourner.

Il y a eu beaucoup de vagues de déremboursement par la sécurité sociale et on a en plus une diminution des prix qui est corrélée avec une diminution des volumes vendus.

 

L’économie officinale

 

Les spécialités remboursables représentent 75% du chiffre d’affaire d’une officine.

Avant, le pharmacien était rémunéré à la boite. Le chiffre d’affaire est aujourd’hui en baisse à cause de la baisse du chiffre d’affaire de vente des médicaments remboursés. Cette diminution a pu être stabilisée en 2015 par la vente de dispositifs médicaux.

 

Aujourd’hui, on regarde la marge et non plus la rémunération officinale car il y a différents types de rémunération supplémentaire.

La principale source de marge (75%) correspond à la TVA 2,1% (remboursé). Les autres 25% représentent les autres TVA et on ne peut pas se passer de leur vente.

 

Il y a 3 types de clients :

  • Le patient : il souffre

  • Le consommateur : il choisit son bien et consomme

  • Le client : il prend la décision d’acheter

 

La question est : Est-ce qu’on peut les réunir en une seule et même personne ?

Pouvons-nous nous passer du consommateur ?

 

L’officine est un milieu concurrentiel. Aujourd’hui, une officine sur les 22 000 ferme tous les 2 jours. Il y a donc une concurrence qui existe entre les groupements pharmaceutiques qui se sont beaucoup développés en raison de l’ouverture du monopole de la parapharmacie et 80% des officines du territoire appartiennent désormais à un groupement pharmaceutique.

 

Il y a également d’autres concurrents sur des produits limités avec les parapharmacies d’enseigne, les GMS, le circuit sélectif (Marrionnaud, Sephora…), les parapharmacies indépendantes, internet…

 

Amazon teste la livraison de médicaments par drones aux US en moins de 5 heures.

 

Le patient a des besoins, vit dans un environnement dynamique, digital, cross-canal (avec internet, on a une transformation du point de vente physique en internet). Aujourd’hui, ces points de vente réouvrent car aujourd’hui, la consommation privilégie l’approche humaine.

 

Amazon a réouvert des points de vente physiques car il s’est aperçu qu’il fallait favoriser le contact.

 

Le but dans une officine est donc de fidéliser le client en suivant le cross-canal.

 

Les tendances d’aujourd’hui :

  • Photos : Instagram

  • Juin 2016 : on a détourné les affiches de publicité pour cibler l’Euro

 

Il faut donc s’adapter aux causes d’évolution du parcours d’achats qui se fait en 4 étapes :

  1. J’ai envie d’acheter à cause :

    • Du bouche à oreille (31%) : Ami/Famille

    • De la publicité (27%) : TV, presse écrite, Web

  2. Je m’informe : sur Internet, en magasin

  3. Comparaison des produits

  4. Acheter

    • en magasin (dans 62% des cas)

    • utiliser un mobile ou une tablette (50%)

 

On est donc solliciter dans 90% des cas car même lorsque l’achat se fait sur internet, les gens vont dans le magasin avant d’acheter.

 

Le consommateur n’est-il qu’un consommateur ?

 

  • Est-ce qu’il faut s’arrêter au prix ?

  • Nos produits lorsqu’ils sont vendus ont une valeur ajoutée grâce à nos conseils donc est-ce que ça vaut le coût de s’aligner sur les autres prix et diminuer nos tarifs alors qu’on a une valeur ajoutée ?

 

Il y a un développement des marques ombrelles : plusieurs produits de la même catégorie coexistent.

 

Le patient se résume-t-il à la délivrance d’une ordonnance commentée :

  • On revient aux questions qu’on peut se poser sur la rémunération officinale

  • Faut-il s’arrêter à l’ordonnance et consulter le dossier pharmaceutique ?

  • On peut aller plus loin avec un entretien thérapeutique mais à quel prix (ça prend beaucoup de temps mais c’est peu rémunéré)

  • Avant, on pouvait également aller plus loin avec des tests de dépistage de la glycémie.

 

 

Association pharmaceutique et système qualité

 

Les pharmacies ont une certification ISO 9001 QMS.

 

Une enquête client a été réalisée lors d’une « journée qualité ». Il y a eu 5500 retours :

  • 94% de satisfaction globale

  • 98,3% de satisfaction concernant l’information et les conseils

  • 98% de satisfaction concernant l’accueil

 

Mais, il y avait des insatisfactions :

  • Attente : le patient est impatient

  • La confidentialité : levier indispensable au développement

  • Avis sur les offres promotionnelles : il faut apprendre à vendre. Il faut avoir une valeur ajoutée par rapport aux autres

 

La satisfaction globale augmentait avec l’âge des répondants.

 

Les patients sont aujourd’hui prêts à passer du produit au service dans les pharmacies :

  • Vaccination

  • Test de dépistage

  • Produit d’optique et d’audition

Les patients sont prêts à payer pour ça mais est ce que le pharmacien est prêt à vendre ses services ?

 

Les jeunes adultes sont exigeants en matière de satisfaction et ce sont eux qui sont les plus prompts à rémunérer les services.

Il faut donc développer ses services et savoir communiquer.

 

Les clients qui viennent comme patients ou comme consommateurs sont parfois tous les 2 au rendez-vous

 

Exemple 1 : pour un kit de sevrage tabagique

On peut réaliser un entretien et donner des brochures pour permettre ensuite la vente de substituts nicotiniques

 

Exemple 2 : Quelqu’un qui vient pour un produit de parapharmacie

Ce produit peut être acheté partout, il faut donc proposer un rendez-vous sur la peau atopique pour fidéliser le patient.

 

Exemple 3 : Click and collect

Ce système permet de faire des achats en ligne. On réserve le produit avant d’aller le chercher au point de vente. Ainsi, le patient est sûr qu’il ne se déplace pas pour rien et on peut communiquer des informations autour du point de vente.

Ce système permet également de faire des comptes de satisfactions des clients de la pharmacie.

Des mises à jour des sites internet des pharmacies sont effectuées tous les mois.

 

Exemple 4 : Une femme vient pour un enfant à acné pour chercher du Curacné

Cette femme vient donc pour une ordonnance mais on peut pousser plus loin car ce produit entraine des problèmes cutanés. On peut donc proposer des soins émollients et hydratants pour favoriser l’observance du Curacné.

On va donc ainsi réorienter le consommateur vers une TVA 20% et on peut le fidéliser grâce à des cartes fidélité.

On a donc 2 types de rémunération pour un même patient.

 

Exemple 5 : Une patiente vient chercher un gel fraicheur

Le fait de lui donner une carte de fidélité sur la parapharmacie permet d’avoir un historique pour pouvoir proposer des entretiens cibler sur ses problèmes et pourquoi pas orienter vers un médecin généraliste si le problème est plus important pour avoir une prescription de DM (bas de contention) et ainsi vendre un produit plus cher.

 

Conclusion

 

Un client est à la fois patient et consommateur : il ne faut pas les distinguer

 

Au vue du contexte économique actuel, en s’inscrivant à toutes les étapes du parcours clients et quelques soit le motif d’entrée, le pharmacien ne doit plus séparer la notion de patients et de consommateurs mais doit le considérer dans son ensemble.

 

Les facturations de services ne sont pas autorisées actuellement mais elles sont cependant tolérées.

Atelier  L'Avenir du pharmacien

I. Redéfinir le rôle du médecin et du pharmacien dans la prise en charge du patient

Le médecin n'aurait plus qu'un rôle de diagnostic et laisserait l'action de prescription au pharmacien en plus de la dispensation et du conseil

Problèmes soulevés :

– Risque de prescrire les médicaments qui rapportent

– Perte du double contrôle de la prescription (la même personne qui prescrit et délivre)

– Comment gérer les spécialistes (qui connaissent les médicaments qu'ils prescrivent mieux que les pharmaciens)

Questionnements :

– Facilite le transfert d'informations ?

– Prendre part à la prescription serait une utopie ?

Idées à mettre en place :

– Peut-être cibler certaines pathologies par le pharmacien

– Réforme des études : faire plus de clinique pour acquérir des compétences pratiques

– Repenser la rémunération

II. Pharmacien, ingénieur de la santé

Abandonner la parapharmacie en officine, une bonne idée ?

POUR : représente 20% de la formation mais 0% de la formation, ce qui pose un problème de crédibilité (cependant le pharmacien est tenu de se former en continu ce qui pallie à ce problème)

CONTRE :

– La parapharmacie concerne la santé, il est donc normale de la trouver en pharmacie (de plus dans parapharmacie on retrouve le mot pharmacie !!)

– Les pharmaciens, en plus de vendre des produits de parapharmacie, donnent des conseils d'utilisation associés afin d'améliorer la prise en charge des patients (plus value)

– Les pharmaciens ne cherchent pas la concurrence financière avec les grandes surfaces (pas un problème de vendre plus cher)

Des tentatives de développement d'applications recensant les produits de parapharmacie ont été mises en place. Cela part d'un bon sentiment mais il existe un risque d'échappement si elles sont disponibles au tout public

III. L'industrie pharmaceutique, nécessité de transparence

Afin de garder le crédit accorder à notre profession par le public, il conviendrait de dédiaboliser le côté business de l'industrie pharmaceutique.

Il faut alors accepter les faiblesses de notre métier mais en défendre tous les aspects.

Les industries devraient être plus transparentes et mieux communiquer avec les pharmaciens (ainsi que les pharmaciens entre eux).

Le problème majeur des patients est qu'ils pensent que les génériques sont moins chers car leurs matières premières sont de moins bonnes qualités ou fabriquées en Asie. En effet ils ne savent pas que les génériques sont moins chers car moins long à fabriquer du fait que les princeps ont déjà validé les études de développement.

Certaines solutions proposées sont la boite unique pour les génériques (utopique?) ou la mise a disposition de PDA pour tous ?

IV. Conclusion

La Pharmacie vit avec les pharmaciens mais pas seulement car autour gravitent les laboratoires, les industries, les experts en différents domaines... Il ne faut pas penser qu'on ne peut pas changer les choses avec son avis. Il faut avant tout rester critique, créer des choses pour montrer que le pharmacien est important, jouer de ses points forts. Les changements sont à faire avec rigueur, culot et réflexion.

Atelier Préparation de dose à administrer (PDA)

A) Observance :

– 13 millions de patients prennent + de 4 médicaments/jour

– 1 patient/2 prend mal son traitement surtout les patients âgés

– La + mauvaise observance se retrouve pour le traitement de l'asthme (13%)

– Les autres pathologies avec une mauvaise observance sont les pathologies cardio-vasculaires, le diabète et l'hypertension (40% d'observance)

 

Le défaut d'observance engendre un surcout de 9,3 milliard d'€

B) Préparation de doses à administrer :

– eEn EHPAD (Etablissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) les patients prennent en moyenne 10,5 comprimés/j => risque d'oubli ou de double prise !!

– Les IDE (Infirmières Diplômées d'Etat) préparent les piluliers pour les patients en EHPAD.

Cette activité représente 20-30% de leur temps mais elle n'est pas rémunérée => manque à gagner très important pour les IDE => si les pharmaciens s'occupent des piluliers (permet aux IDE de s'occuper de plus de patients et plus longtemps)

– Les patients sont prets a payer pour qu'on s'occupe de leurs PDA

– Si un pilulier est préparé à l'avance, l'observance augmente de 20%

– Si l'observance augmente la vente augmente. C'est donc un service à développer

– Afin de proposer un service de qualité il est important de veiller à la traçabilité, à l'articulation distribution-pharmacie-EHPAD et respecter les conditions d'hygiène et de sécurité

C) Réglementation des PDA :

– Ils sont autorisés par le Code de la Santé Publique

– L'Académie de pharmacie recommande la publication d'un décret ou d'un arrêté afin de créer une convention entre pharmacie et EHPAD

D) Mise en place des PDA :

Plusieurs questions se posent :

– Quel type de materiel ? (pilulier, robot...)

– Emplacement ? (dans le back-office, dans une pièce dévolue...)

– Personnel ? (pharmacien, préparateur, étudiant...)

– Temps ?

– Élaboration, mise en place ?

E) Industriels et PDA :

La demande aux industriels concerne essentiellement les présentations unitaires

– Fabrication de blisters unitaires prédécoupés et de flacons

– Gain de temps et d'argent (réduit le temps de déconditionnement)

F) Kit PDA au comptoir :

Une boite contenant de nombreuses fiches qui vont permettre de fidéliser la clientèle

– Comment former, comment s'organiser, comment communiquer

– Bon de promis + carte de visite + questionnaires à donner au patient

Table Ronde

Madame Woronoff (Présidente de la Conférence des Doyens) et Madame Adenot (Présidente du Conseil National de l'Ordre des Pharmaciens)

 

Mme Woronoff

Cette année a été très chaude avec le lancement de la grande conférence de santé il y a un an. Ils ont essayé d'être présents à tous les groupes de travail.

L'allongement des études de pharmacie : C'est un sujet majeur parce qu'il a été mis sur la table par le conseiller santé de la ministre de la santé. La difficulté était la masterisation cacophonique des professions para-médicales. Ces professions souhaitaient non seulement d'approfondir leurs études mais gagner une reconnaissance avec un master. Ce changement s'est fait en laissant de côté l'université.

Le titre de docteur ne doit pas être perdu pour ne pas perdre de poids face au médecin. La question de fond est de savoir (surtout pour la profession officinale) quelles sont les attentes, les demandes de la profession. On pourra alors adapter les études de pharmacie en fonction de la réponse.

La CNEMMOP (Commission Nationale des Etudes de Medecine, Maieutique, Odontologie et Pharmacie) est le regroupement de deux entités au sein du ministère de la santé et celui de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Le plan de travail comprend un GT sur le 3e cycle de médecine. Cette réforme de 3e cycle de médecine doit être imaginé de manière synchronisée avec celle de pharmacie. Malheureusement, le groupe de travail en médecine n'a toujours pas sa lettre de mission.

Les stages : toujours pas de lettre de mission

La PACES et les expérimentations

Mme Adenot

Notre avenir est riche en opportunités.

Il y aura 3 révolutions : le numérique et l'intelligence artificielle qui va changer la relation au patient, les pathologies chroniques dépassent largement les pathologies aiguës, d'ici 5 ans le papy boom.

Le futur résumé : préventif (pathologie chronique), prédictif (comment utiliser toutes les informations), personnalisé et participatif (avec le patient).

Quels que soient les métiers de la pharmacie, il faut sécuriser le patient et la chaîne de production de médicaments. Pour sécuriser notre patient, on se tourne complètement vers la pharmacie clinique. Pour sécuriser la chaîne de production le grand problème est la contrefaçon des médicaments et le monopole pharmaceutique.

La stratégie de l'Ordre est de donner des outils et des moyens au professionnels. La première chose est le dossier pharmaceutique. L'enjeu est de l'ouvrir à l'hôpital. Ce dossier pharmaceutique joue un rôle dans la sécurité du patient et aussi de la production au niveau de la contrefaçon,

gestion de production.

Le code déontologique est intemporel. Sa lecture change seulement et il va être modifié.

Les bonnes pratiques officinales vont être rédiger dans une démarche de qualité.

La formation initiale : délibération lundi 4/07. L'ensemble des sections s'est positionné contre l'allongement des études en industrie et en officine. Non seulement parce qu'on ne connaît pas encore le contenu et cet allongement casserait la mixité sociale.

Questions

Les jeunes s'installent partout en France que ce soit en milieu rural ou urbain. Grâce aux maisons médicales, les disparitions de cabinets médicaux sont tamponnés. Grâce aux nouvelles missions du pharmacien, le pharmacien pourra s'implanter sans forcément avoir un médecin à côté.

Atelier Dispensation de contention

 

Indication

 

Les bas de contention sont indiqués pour :

  • les stases veineuses avec ou sans œdème

  • les lymphœdèmes

  • en cas de voyage ou de travail debout.

 

Pour la HAS, le remboursement des bas de contention ne peut être demandé uniquement pour des varices mais aussi pour les femmes enceintes et en cas de stase veineuse hypodermique.

 

Il y a une contre-indication à retenir : l’artériopathie oblitérante (perte de 40% de débit sanguin dans la jambe par rapport au bras et qui peut être déterminé avec un tensiomètre doppler par le médecin). Le port de bas de contention peut alors entrainer une gangrène.

 

1 : Vérifier le libellé de l’ordonnance

 

Un bas de contention comprend à la fois des chaussettes, des bas ou des collants.

Pour un homme, ce sont souvent des chaussettes.

Pour une femme, ça dépend de sa façon de s’habiller, de se chausser et dans quelles circonstances elle l’utilise.

 

La compression est découpée en 4 classes de I à IV qui sont de plus en plus fortes.

80% des ventes concernent la classe II. Elle correspond à une compression de 15 à 20% au niveau de la cheville et plus on remonte, moins on a de pression (on a une diminution de la pression de 70% au niveau de la cuisse par rapport à la cheville).

La compression n’est pas efficace localement.

On donne toujours des bas ou des collants s’il y a des varices au niveau du creux poplité ou au niveau fémoral.

2 : Prise de mesure

 

On mesure la cheville au niveau du diamètre le plus court.

 

On mesure le mollet au niveau de la partie la plus gonflée (3 doigts en dessous du genou).

 

On mesure la cuisse 4 doigts en dessous du pli fessier (demander au patient de mettre la main en dessous de son pli fessier).

 

Les mi-bas n’arrivent jamais au dessus du creux poplité.

Les bas n’arrivent jamais au dessus de la limite faite par les 4 doigts en dessous du pli fessier.

 

On ne donne des collants qu’aux femmes qui en veulent car c’est plus dur à mettre. Dans ce cas, il faut mesurer le tour de taille au plus large.

 

On regarde le taillage dans le catalogue : il faut regarder si on est face à des mesures standards ou s’il y a des mesures non standards entre les chevilles et les cuisses.

 

Si on tombe sur 2 tailles différentes entre la jambe gauche et la jambe droite, il faut donner 2 paires de tailles différentes et ne jamais donner de collants.

Si la mesure correspond à la limite entre 2 tailles pour l’une des 2 jambes, on se réfère à la taille prise à l’autre jambe.

 

3 : Aller vers un produit

 

Il faut trouver le produit qui permettra de générer l’observance de traitement.

 

Exemple : une femme qui arrive dans l’officine habillée en tenue de ville, peut porter des chaussures de sécurité au boulot, il faut donc interroger la patiente sur les circonstances dans lesquelles elle portera le bas de contention.

 

Il faut savoir combien de temps et à quel moment la personne va porter les bas.

 

4 : Nombre de paires à délivrer

 

Selon le texte de loi, un bas de contention doit être inscrit sur une ordonnance séparée sur laquelle il faut : le nom du produit, le numéro de la classe thérapeutique et les circonstances pour lesquelles les bas sont prescrits.

Les prescripteurs sont libres de prescrire le nombre de paires qu’ils souhaitent mais ça doit être justifié.

On peut effectuer un renouvellement après 6 mois ce qui correspond à la durée d’efficacité obligatoire du produit.

On doit donc délivrer au minimum 2 paires qui seront utilisables pendant 1 an.

On peut remplacer un produit déchiré.

On n’est pas tenu à l’attente de 6 mois entre 2 renouvellements en cas de changement de taille ou de classe thérapeutique.

 

Le problème c’est qu’il y a eu des abus donc la sécurité sociale a annoncé ne rembourser que 4 paires par an.

A partir de 6 paires/an, un contrôle est souhaitable.

A partir de 8 paires/an, un contrôle est fortement conseillé.

 

ATE ou ATII : Les bas anti-thromboses qui sont utilisés lors des hospitalisations sur des temps courts ne sont pas compris dans les 6 paires. Ils ont toujours les orteils dégagés pour permettre de regarder la couleur des orteils et ils sont blancs.

 

5 : Entretien

 

On peut faire un lavage à la main ou en machine à 30°C sans adoucissant.

Le séchage doit être naturel. On se moque de savoir si c’est à plat ou non.

Il faut laver le produit entier et à l’envers pour que le silicone soit lavé et rincé correctement.

 

6 : Enfilage

 

Il n’y a pas de méthode idéale. La méthode dépend du patient (peut-il atteindre ses orteils ? a-t-il un pied large ?)

 

Méthode du canard : On entre les mains dans la chaussette. On la prend au niveau du talon, on retourne la chaussette. On met le pied dedans puis on fait remonter.

Il faut faire attention car il faut avoir de la force pour cette méthode puisqu’on a une superposition de 2 couches.

 

Il faut adapter l’enfilage en fonction de la texture du produit : plus le produit est épais, plus il est facile à mettre.

Il existe des produits avec des bouts de pieds plus larges pour les papis avec des problèmes de pieds ou si la personne a besoin de mettre des chaussures de sécurité.

Pédagogie dans l’enseignement supérieur

 

Constat : Les étudiants vont de moins en moins en cours.

 

Quels rôles, devoirs ?

 

  • Pour l’enseignant :

    • Garder l’attention de l’étudiant

    • Transmettre des connaissances

    • Etre clair et concis

    • Faire participer

    • Avoir le même mode de communication

 

  • Pour l’enseigner

    • Participer

 

Que connaissez-vous à la pédagogie ?

 

  • Pédagogie/andragogie :

    • Péda = enfant

    • Andra = adulte

    • Contrairement à l’enfant, l’adulte (nous) raisonne et se pose des questions

 

  • Design pédagogique

    • Il y a différents niveaux dans la pédagogie :

      • Rétention

      • Compréhension : discussion, question

      • Réflexion : critique de ce qu’on nous dit (travail individuel ou de groupe)

Innovation pédagogique :

 

Pédagogie inversée : l’étudiant apprend avant le cours et le cours permet aux étudiants de poser les questions et de faire interagir le prof et ses élèves.

 

La pédagogie inversée c’est :

  • Une possibilité de travailler à son rythme sur la partie connaissances/théorique

  • Une responsabilité des étudiants : ils doivent s’engager à apprendre avant pour que le cours avec l’enseignant soit le plus complet possible

  • Plus de suivi personnalisé

  • Plus d’interaction

  • Meilleure utilisation du temps de présence

 

Learning by doing : C’est l’apprentissage par le projet-apprentissage événementiel

Outils :

  • Numérique

  • Simulation

  • Journal d’apprentissage : cahier dans lequel on dit tout ce qu’on a appris et comment

  • Cartes mentales : associations d’idées…

  • Evaluation dynamique : évaluation personnelle d’un prof (il évalue comment on réagit lors d’une situation et non pas les connaissances

  • Espace de co-working

 

Mise en situation

 

On a fait un exercice : rendre attrayant le pire cours qu’on ait eu.

 

Pour Nantes, on a pris les cours d’environnement santé.

Comment peut-on l'améliorer ?

 

Objectifs : Sensibiliser le futur professionnel de santé à la présence de toxiques dans l’environnement pour qu’il puisse sensibiliser le patient et répondre aux questions de ses patients.

 

Contenu :

  • Des références bibliographiques sont mises à disposition des étudiants pour monter un projet.

  • Installation d’un suivi des différents groupes avec plusieurs rencontres entre le professeur et ses élèves pendant le semestre

  • Présentation d’une campagne par groupe qui est ensuite laissée en exposition dans la fac pour laisser le temps à chaque élève d’aller la revoir à leur guise

 

Evaluation :

  • Noter la campagne

  • QCM sur les différentes campagnes

© Copyright 2016 Association Nantaise des Etudiants en Pharmacie.

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